Quatre mois apres l’avoir demontre in vitro, le Professeur Ariel Ruiz i Altaba et son equipe a l’Universite de Geneve apportent la preuve des effets benefiques de la cyclopamine sur des souris atteintes de tumeurs au cerveau. En effet, alors que l’ancien professeur de la prestigieuse New York University annoncait, en septembre dernier, la decouverte d’un moyen d’inhiber le developpement du cancer de la prostate, de la peau et des tumeurs du cerveau, il demontre aujourd’hui les bienfaits de cette substance sur des cas etudies in vivo. Le groupe du scientifique genevois franchit ainsi une etape decisive du parcours qui mene aux tests cliniques et a l’etablissement d’un traitement efficace. Les scientifiques avaient montre, d’une part, que deux genes, SONIC HEDGEHOG (SHH) et GLI1, etaient impliques dans la proliferation de cellules tumorales et, d’autre part, qu’il etait possible de bloquer cette proliferation en injectant de la cyclopamine, une molecule decouverte dans les annees 1960 qui inhibe la voie de signalisation SHH-GLI. Plus prometteurs encore, les travaux du Professeur Ruiz i Altaba sur le cancer de la prostate s’averent egalement valables pour un tres grand nombre de cancers comme celui de la peau ou les tumeurs du cerveau. Les scientifiques ont teste les effets de la cyclopamine sur des souris ayant developpe des medulloblastomes endogenes. Leurs resultats montrent que l’injection systematique de cyclopamine ameliore sensiblement la sante de l’animal et prolonge sa vie. De plus, l’analyse subsequente du cerveau de ces specimens indique une importante reduction de la taille des tumeurs ainsi qu’un nombre largement decroissant de cellules qui expriment ces tumeurs. Cette verification par le vivant vient de faire l’objet d’un article dans la revue scientifique « Mechanisms of Development ».
Contacts :
Professeur Ariel Ruiz i Altaba - tel : +41 22 379 56 46, email :
Ariel.RuizAltaba medecine.unige.ch
Sources : "De la theorie a la pratique - L’equipe du prof. Ruiz i Altaba
parvient a inhiber le developpement de tumeurs cerebrales in vivo !" -
Communique de presse de l’Universite de Geneve, 06/01/2004
