Dans le cadre de l’étude sur la moule perlière, nous nous sommes rendus sur un troncon de l’Ance, une des dernières rivières abritant des moules perlières d’eauEau / EauxL’eau est un concept très largement abordé au sein des stages Objectif Sciences, que ça soit sous la forme de Vacances Scientifiques ou de Classes Sciences pour les établissements scolaires, et ce dans tous les pays où l’association est présente (Polynésie, France, Québec...). douce (estimées à environ 7000 sur ce cours d’eauEau / EauxL’eau est un concept très largement abordé au sein des stages Objectif Sciences, que ça soit sous la forme de Vacances Scientifiques ou de Classes Sciences pour les établissements scolaires, et ce dans tous les pays où l’association est présente (Polynésie, France, Québec...).).
Aprés un certain temps de recherches, nous avons trouvé une quinzaine de spécimens vivants et cinq coquilles vides. Taux de mortalité impressionnant, étant donnée l’espérance de vie de l’espèce (jusqu’à deux siécles). De plus, malgré de nombreuses recherches, les jeunes individus découverts sont restés très rares.
Les principales caules de cette disparition sont :
La surexploitation : la moule perlière d’eau douce étant jadis la seule source connue de perles, utilisées à des fins décoratives (une des robes de Marie de Médicis en contenait 32.000, sachant qu’il faut environ un millier de moules pour obtenir une perle, je vous laisse faire le calcul par vous même), la nacre de la coquille pour la confection de boutons, et le mollusque pour nourrir le bétail (autant jeter des perles aux cochons !).
La destruction de leur habitat : sur le site ou nous nous sommes rendus, un petit barrage fait de quelques cailloux a suffit à ensabler tout une partie du tronçon, dans laquelle aucun individu n’a pu être recensé.
La pollution de l’eau : les moules étant trés sensibles aux nitrates (provenant essentiellement des activités agricoles et de l’élevage). En effet, leur taux doit se trouver en dessous de 0,1 mg/l, soit 50 fois moins que les eaux minérales les plus pures. Les phosphates, egalement originaires des activités agricoles, ainsi que de la lessive, posent le meme problème.
On peut donc constater que la moule perlière d’eau douce est extrèmement sensible aux variations des paramétres de son environnement. De plus, elle ne peut pas être introduite dans n’importe quelle rivière, même vierge de toute pollution : elle nécessite des caractéristiques précises, c’est-à-dire un terrain granitique, un lit de rivière sablonneux parsemé de roches, et une eau extrémement douce, claire et bien oxygénée. La présence de salmonidés (truites et saumons) est également nécéssaire à la reproduction de ce mollusque. Elle s’installe surtout dans des zones de faible courant ombragées grâce aux branches d’arbres.
Pour sa reproduction, la moule perlière largue ses gamètes (ovules et spermatozoides) dans l’eau, où les larves vont se former, puis se fixer sur les branchies d’une truite où d’un saumon. Bien que ressemblant à une relation de parasitisme, il sagit là d’une symbiose (lorsque deux animaux vivent ensemble, chacun ayant besoin de l’autre), la larve mangeant notamment des impuretés fixées aux branchies du poisson, et sécrétant des substances antiphongiques (qui tuent les champignons), le débarassant de tout risque de mycose (maladie due à un champignon).
Aprés avoir subi une véritable métamorprose, l’animal se détache de la branchie de son hôte pour vivre enfoui, se nourissant en partie des filaments myceliens (moisissures) poussant sur les oeufs de poissons.
Une fois adulte, sa nourriture se composera de plancton (organismes microscopiques, végétaux ou animaux, vivant sous l’eau) obtenu en filtrant l’eau. Elle peut ainsi filtrer jusqu’à 90% des impuretés, diminuant largement la turbidité (le trouble) de l’eau.
Nous nous sommes ensuite rendu sur un autre site, plus en amont. Nous n’y avont malheureusement trouvé que trois individus vivants, et de nombreuses coquilles vides.
Aprés nous être rendu une deuxiéme fois sur ce site, quelques jours plus tard. Cette fois, munis d’ aquascopes, nous en avons trouvés quatre.
Il y avait egalement des callitriches, plante aquatique exigeante, fréquente dans les zones propices aux moules (lors d’une randonnée, nous en avons vus une en fleur, dans un petit cours d’eau)
Ainsi, la moule perlière est une espéce que surexploitation, pollution, et destruction du milieu de vie ont mis au bord de la disparition, bien qu’elle prospérait jadis dans de nombreux cours d’eau européens, où elle fut bénéfique à l’environnement.











