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La forêt, au même titre que les multiples ressources environnementales, est sujette à de nouveaux modes de gestion qui doivent répondre au principe de durabilité, leitmotiv des politiques environnementales actuelles. Dans ce sens, la gestion intégrée forestière tente de répondre aux attentes des divers acteurs du milieu ainsi qu’à la volonté de préservation et de protection du patrimoine écologique. La « synergie », tant par sa représentation écologique que sociale, rend compte du bienfait de l’action commune de plusieurs facteurs. A ce titre, elle est devenue le symbole de notre colloque. La thématique fédératrice de « gestion intégrée forestière » a pour objectif de réunir et de confronter les attentes des différents acteurs et utilisateurs du milieu, de partager l’état des connaissances et des outils existants dans le domaine, et enfin d’ouvrir des perspectives relative aux enjeux soulevés.
La gestion forestière intégrée repose dans l’idée de prescrire un code de pratique pour assurer que les considérations environnementales sont pleinement intégrées, cela dans le but d’établir un équilibre entre conservation et développement. Dans ses moyens et ses objectifs, elle vise aussi à réunir l’ensemble des acteurs concernés par le milieu, qu’ils soient scientifiques, décideurs, exploitants, gestionnaires ou simples utilisateurs du milieu. Ces deux thèmes inhérents à la gestion intégrée articuleront ainsi le colloque : « La gestion intégrée comme une réunion d’acteurs » et « la gestion intégrée comme maintien de la qualité des systèmes écologiques ».
Une réunion d’acteurs
Ce volet du colloque tentera de mettre à jour les différentes utilisations du milieu (ressource économique, espace de loisir, espace de conservation, outil de maintien du climat, objet de recherche) pour cerner les enjeux qui sont au coeur de la ressource forestière et pour confronter les perpectives entre acteurs. Il permettra aussi de faire un état des lieux sur les outils et les pratiques mises en place en terme d’actions collectives locales ou de concertation. Dans cette optique, nous pourrons nous interroger sur la prise en considération du contexte « multi-acteurs » de ces outils et pratiques. Par ailleurs, dans un cadre de participation publique croissante, nous souhaitons aussi aborder la problématique de la place des acteurs dans les modes de gestion et les processus décisionnels.
Un maintien de la qualité des systèmes écologiques
La gestion durable des forêts s’est largement répandue et nombre de pratiques sylvicoles tente aujourd’hui de s’y tenir. Il existe une large gamme de labels, méthodes et outils plus ou moins efficaces pour répondre aux trois composantes de la durabilité (économique, écologique, sociale). Dans son optique écologique, la gestion intégrée vise quant à elle à respecter l’ensemble des composantes du milieu. il convient donc de nous intéresser à la prise en compte de la biodiversité dans la gestion forestière. Plusieurs thèmes s’assimilent à cette problématique : l’intégration des principes de durabilité écologique dans les pratiques sylvicoles, nature des actions locales de biodiversité, prise en compte des nouvelles « utilités non-productives » des forêts, état de santé global des forêts, état des lieux de la gestion biologique appliquée à la foresterie, les nouveautés techniques de gestion de biodiversité, ...
