Une nouvelle « ligne de lumiere synchrotron » a ete inauguree a l’Institut Paul Scherrer (PSI) a Villigen. Cet outil permettra d’explorer l’architecture de proteines et aidera a creer de nouveaux medicaments. Le PSI a mis en service en 2001 une installation de recherche qui est a la fois un gigantesque appareil a rayons X et un tres puissant microscope : la Source de Lumiere Suisse (SLS). Elle emet un rayonnement electromagnetique, dit rayonnement synchrotron, qui va des ultraviolets (UV) aux rayons X « durs », dont l’intensite est mille milliards de fois plus importante que celle d’un tube Rontgen de dentiste. Situees tout autour de la source, les lignes de lumiere conduisent le rayonnement synchrotron aux stations d’experimentations. La nouvelle ligne de lumiere, inauguree le 19 janvier 2005, sera affectee a la cristallographie des proteines. Selon cette technique, les proteines cristallisees diffractent les rayons X, et le motif de diffraction observe permet de deduire la structure atomique des proteines. Cet outil permettra de mettre au point de nouveaux medicaments contre des maladies telles que le cancer, le diabete, l’arthrite et le SIDA. Deux geants de l’industrie pharmaceutique suisse, Novartis et Roche, ont finance chacun un quart des 20 millions de francs suisses (13 millions d’euros) necessaires a la construction et aux dix premieres annees d’exploitation de cette ligne de lumiere. L’autre moitie du financement est assuree par la Societe Max Planck, organisme allemand de recherche.
Contacts :
Institut Paul Scherrer - http://www.psi.ch
Prof. Dr. Friso van der Veen, Directeur du departement rayonnement
synchrotron et nanotechnologies - tel : +41 56 310 51 18, email :
friso.vanderveen psi.ch
Dr. Clemens Schulze-Briese, Directeur de recherche en cristallographie
macromoleculaire - tel : +41 56 310 45 33, email : clemens.schulze psi.ch
Sources : « Life Sciences profitieren von Synchrotronlicht » - Communique de
presse de l’Institut Paul Scherrer , 19/01/2005 ; "Nouvelle lumiere pour les
sciences du vivant" - 24 heures, 20/01/2005
